Comment je suis devenue coach !

Une vocation

Lorsque j’ai pris la décision de faire ma formation de coach de vie pour exercer sur Grenoble et son agglomération, ce choix m’est apparu comme une évidence, une vocation depuis mon plus jeune âge.

En effet, d’aussi longtemps que je me souvienne, apporter aide et soutien à mes proches a toujours été dans ma nature. Quand j’étais adolescente, ma meilleure amie vivait des moments difficiles dans un contexte familial pas toujours très sain, et déjà à cet âge, je cherchais tout ce qu’il était possible de faire de mon côté pour l’aider et la soulager dans ses moments difficiles.

Lorsqu’est venu pour moi le moment de faire un choix d’orientation, je ne connaissais rien des métiers du social, mes petites expériences de vie m’avaient emmené à découvrir les métiers auprès des enfants, j’ai donc décidé de devenir institutrice. Pour ce faire, à cette époque ou l’IUFM existait encore, il me fallait donc obtenir une licence. Intéressée par l’histoire, je suis donc partie dans cette filière universitaire à Grenoble

J’ai adoré l’histoire, mais en découvrant un peu plus mon futur métier par des petites expériences d’animation et une vacation auprès d’une classe de sixième durant 1 mois, je me suis rendu compte que mon projet professionnel ne me convenait pas tant que ça finalement. Une fois ma licence en poche après 4 ans d’université (j’avais redoublé ma 1ere année), et ne sachant que faire d’autre, j’ai continué sur une Maîtrise (l’ancêtre du Master 1 actuel), toujours en histoire. A ce moment-là, j’avais commencé à entendre parler des métiers du social, j’avais commencé à sentir que ma vocation se trouvait dans cette branche, mais il m’aurait fallu recommencer à zéro mes études (du moins, à cette époque-là, je le croyais) et je n’en avais pas l’envie. J’ai eu alors l’opportunité d’intégrer un BAC + 5 qui me permettait de me reconvertir en 1 an au métier de développeur informatique. L’opposé total de mes envies premières. Mais j’avais l’immaturité de mes 22 ans, l’informatique, je trouvais ça plutôt sympa, alors j’me suis dit « pourquoi pas ! ».

Une erreur d’orientation

J’ai obtenu mon diplôme à la fin de mon DESS, ait été embauchée dans l’entreprise ou j’avais fait mon stage : une société de service multinationale bien loin des valeurs d’écoute, d’entraide que je nourrissais déjà à l’époque.

Au bout de 2 ans, j’avais déjà compris que l’informatique ne serait pas le job de ma vie, mais j’ai eu d’autres priorités : j’ai eu mes 2 filles et j’ai pris un congé parental après la seconde.

C’est 8 ans après mon embauche que mon travail a commencé à devenir vraiment trop lourd à porter : une activité vide de sens, des valeurs portées par l’entreprise qui était à l’opposé des miennes. La déprime au travail est arrivée et j’ai compris que le moment était venu pour moi. Mes filles avaient grandi, elles étaient un peu plus autonomes, je pouvais commencer à me recentrer et penser à moi.

J’ai alors fait un bilan de compétences pour envisager une nouvelle orientation professionnelle, le résultat a été sans surprise, il me ramenait vers les métiers du social pour lesquels je savais que j’étais destinée depuis toujours au fond de moi. J’ai enchaîné avec une demande de Congés Individuel de Formation (CIF) que j’ai obtenue, je suis retournée sur les bancs de la FAC de Grenoble pour faire une licence qui me destinait cette fois aux métiers de l’insertion professionnelle, c’est-à-dire « accompagner » les personnes éloignées de l’emploi pour se réinsérer dans une vie professionnelle stable.

Réorientation et aboutissement de mon projet

J’ai travaillé d’abord 1 an dans une association qui a mit malheureusement la clé sous la porte, puis, après un licenciement économique, j’ai trouvé le poste qui m’a permis de continuer à cheminer jusqu’à aujourd’hui, je suis devenue conseillère en évolution professionnelle au Fongecif.

Pendant 4 ans, j’ai accompagné salariés et demandeurs d’emploi dans leur projet d’évolution professionnelle ou de ré-orientation professionnelle. Le fait d’avoir vécu moi-même le parcours que les gens que je recevais s’apprêtaient à entamer à leur tour donnait du sens à ce que je faisais et je m’épanouissais pleinement. Cependant, j’étais en CDD au Fongecif et je savais que ça devrait se terminer un jour, donc je me suis remise à réfléchir à « l’après » !

C’est en accompagnant des salariés dans leur souhait de faire une formation de coach que j’ai commencé à m’y intéresser. Je me suis documentée, j’ai discuté avec des coachs et en parallèle, j’ai également réfléchi à la spécialisation que j’avais envie d’avoir en tant que coach. Mon propre parcours et le manque évident de conseil dans mes choix d’orientation lorsque j’étais jeune, ainsi que mon propre constat de maman de deux adolescentes pour qui la question de l’orientation se pose depuis quelques années m’ont emmené à me pencher sur le public jeune. En outre, ma fille aînée est autiste asperger, ma fille est cadette est multidys, leurs spécificités à toutes les deux leur emmenent de multiples embûches dans leur parcours scolaires et j’ai vu à quel point l’école telle qu’elle est aujourd’hui, ne laisse pas leur place à ceux qui ne sont pas dans le moule. Beaucoup de jeunes sont en échec scolaire parce qu’ils ne trouvent pas de sens, et donc, pas de motivation, dans ce qu’on leur demande à l’école. Beaucoup de jeunes à profils atypiques se retrouvent en structure ou en école à la maison parce que l’école est incapable de s’adapter (et je ne jette pas la pierre aux enseignants, ils font avec les moyens qu’on leur donne, et eux même se retrouvent de plus en plus souvent en difficultés par manque de formation et de moyens).

Voilà pourquoi j’ai choisi aujourd’hui d’accompagner ces jeunes (atypiques ou non), et leurs parents. Pour qu’ils arrivent à remettre du sens dans leur quotidien en travaillant sur des notions primordiales telles que la motivation, la confiance en soi, l’orientation, les profils d’apprentissages…

 

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